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ASSURANCE-VIE :
LA FISCALITE
Une fiscalité privilégiée
Le régime fiscal de l’ assurance-vie
se caractérise par la volonté du législateur de favoriser
les souscriptions de longue durée. Cet environnement privilégié
permet de cumuler les avantages de la fiscalité des plus-values
et ceux de la succession.
Les revenus des contrats
d' assurance vie sont soumis à un prélèvement libératoire
au taux de 7,5 %, mais le contribuable peut renoncer à cette
option de sorte que les intérêts soient soumis au barème de
l'impôt sur le revenu (ce qui est avantageux si l'on paye
peu d' impôts sur le revenu). Lors des rachats sur une assurance
vie vous avez aussi une franchise annuelle sur laquelle vous
êtes exonéré d' impôt à hauteur de 4600€ pour un célibataire
et 9200€ pour un couple. Par ailleurs, les bénéficiaires pouvant
être librement choisis en dehors du cercle familial, le contrat
d' assurance vie est un moyen d'échapper en toute légalité
à l' impôt sur l'héritage.
La fiscalité des plus-values
(hors prélèvements sociaux) est dégressive en fonction de
la durée écoulée depuis la souscription du contrat. Le souscripteur
choisit de déclarer personnellement dans son revenu les plus-values
réalisées lors des rachats ou bien d’opter pour un prélèvement
libératoire directement effectué par l’ assureur :
- Si rachat avant 4 ans : prélèvement forfaitaire
libératoire de 35% ou intégration à l’impôt sur le revenu.
- Rachat de 4 à 8 ans : prélèvement forfaitaire libératoire
de 15% ou intégration à l’impôt sur le revenu.
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Après huit ans, l'option du prélèvement
libératoire bénéficie même d’un taux réduit à 7,5% qui
ne s’applique qu’au-delà d’une franchise d’intérêts de
4.600€ pour une personne seule ou 9.200€ pour un couple
marié. L’incidence fiscale est donc très faible.
Les prélèvements sociaux
sont dûs quoiqu'il en soit à 12,10% à
partir du 1er janvier 2009 (législation en vigueur).
La fiscalité de la succession
permet de transmettre un capital totalement exonéré des droits
de succession dans la limite de 152.500€ par le bénéficiaire.
Au-delà de ce seuil, il échappe au barème habituel puisqu’il
est soumis au taux réduit et forfaitaire de 20%. Les versements
effectués après l’âge de 70 ans sont, quant à eux, totalement
exonérés de droits de succession jusqu’à 30.000€.
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